Bergerie de l’Adreyt

La passion du métier

Nous sommes partis à la rencontre de la Bergerie de l’Adreyt, installée à Montpezat-sous-Bauzon, où leur métier est une histoire de passion et de savoir-faire. Maryline Imbert et son mari Vincent y élèvent leurs brebis avec soin, en accordant une attention particulière à la qualité des produits, au respect des animaux et à une maîtrise complète de leur activité, de l’élevage à la transformation fromagère.

À l’occasion de L’Ardèche s’invite au menu du printemps, du 11 au 14 juin 2026, leurs produits seront notamment mis à l’honneur au restaurant Retour aux Sources ou le fromage de brebis viendra enrichir le menu imaginé par Frédéric Laforêt.

Une ferme familiale devenue projet de couple

Montpezat sous Bauzon - traites des brebis à La Bergerie de l'Adreyt ©m.imbert

À l’origine, c’est Vincent, qui reprend la ferme familiale, historiquement tournée vers l’élevage de brebis viande. Maryline, de son côté, connaît déjà bien le monde agricole pour avoir travaillé à la Chambre d’agriculture dans les années 2000.

Après une pause professionnelle liée à l’arrivée de leurs trois enfants, une nouvelle question se pose : comment faire évoluer l’exploitation ?

Le choix se dessine naturellement : conserver l’atelier viande tout en développant une activité de transformation fromagère. Le projet démarre en 2012 avec la création de leur GAEC (Groupement agricole d’exploitation en commun) à deux associés.

Pour se lancer, Maryline se forme dans le Jura, puis complète son apprentissage avec plusieurs stages. Une étape essentielle pour construire son atelier de fromagerie et obtenir la DJA (aide à l’installation de jeunes agriculteurs).

2 troupeaux, 2 savoir-faire complémentaires

Aujourd’hui, l’exploitation repose sur deux activités bien distinctes mais complémentaires. D’un côté, environ 300 brebis viande de race Blanche du Massif Central. De l’autre, une soixantaine de brebis laitières de race Lacaune, dédiées à la production fromagère.

Vincent gère principalement la partie viande, tandis que Maryline pilote la transformation laitière. Les brebis laitières produisent de mars à octobre, avec deux traites par jour et une production moyenne de 100 à 120 litres de lait (maximum). Chaque brebis donne environ 3 litres maximum par jour.

Montpezat sous Bauzon - intérieur de La Bergerie de l'Adreyt ©Bergerie de L'adreyt
Des fromages travaillés sur place

Tout le lait est transformé sur l’exploitation. Ici, rien ne se perd, tout se transforme !

La gamme s’articule autour des yaourts, des fromages lactiques au lait de brebis, des tommes de garde, de fromages type feta et de la brousse, réalisée à partir du petit-lait issu de la fabrication des tommes.

Certaines productions demandent plus de temps à l’affinage et permettent ainsi de proposer des tommes affinées jusqu’à Noël.

De janvier à mars, il n’y a pas de production de lait ni de fromage frais : le rythme de la ferme suit celui des animaux et des saisons.

Une attention constante au bien-être animal

Agneau de la bergerie de Ladreyt en pâture ©bergerie de L'Adreyt

Les brebis laitières sont élevées avec une alimentation soignée : foin de luzerne, céréales (maïs, orge), pâturage au printemps et foin produit sur le plateau ardéchois en hiver.

Les brebis viande, elles, restent davantage en extérieur. Elles pâturent autour de la ferme puis montent de mai à octobre sur les terres du plateau, au Cros-de-Géorand et à Lachapelle-Graillouse.

Les agneaux viande restent sous la mère, contrairement aux agneaux issus des brebis laitières. Plusieurs périodes d’agnelage permettent de proposer de l’agneau presque toute l’année. Une partie de la production est valorisée sous le label rouge Agneau de l’Adret, vendue en coopérative tandis que le reste est vendu en direct au consommateur en colis ou morceaux sous vide.

Des circuits courts et une vente de proximité

Montpezat-sous-Bauzon - fabrication de fromages à la bergerie de L'Adreyt ©bergeriedeladreyt
Montpezat-sous-Bauzon - affinage de fromages à la bergerie de L'Adreyt ©bergeriedeladreyt

La Bergerie de l’Adreyt privilégie autant que possible les circuits courts pour la commercialisation de ses produits. Ceux-ci sont disponibles à l’épicerie de Montpezat-sous-Bauzon et au Meyrassou à Meyras pour les yaourts. Les tommes peuvent quant à elles être dégustées au restaurant Claude Brioude à Meyras. On retrouve également les produits de la bergerie au restaurant Retour aux Sources, situé lui aussi à Meyras. Maryline commercialise par ailleurs ses produits au sein du magasin de producteurs La Musette à Aubenas et est présente sur le marché de Chirols.

La vente à la ferme est aussi possible, sur rendez-vous à la ferme, au format colis ou demi-agneau pour la viande.

S’adapter sans cesse

Le métier demande une présence quotidienne et une grande capacité d’adaptation. Entre la météo, les fourrages, les périodes de lactation, les imprévus sanitaires ou les variations de production, rien n’est jamais figé.

Le suivi du produit de A à Z, le respect du bien-être animal, l’évolution du fromage, la satisfaction des clients : tout repose sur un équilibre à ajuster en permanence.

L’arrivée récente de leur fille sur l’exploitation apporte aujourd’hui un nouveau souffle. Après une première expérience dans le monde agricole, elle a choisi de rejoindre ses parents, participant à la fois à l’élevage et à la transformation fromagère.

Une transmission qui se fait naturellement de père en fille et de mère en fille !

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